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Quand une campagne chute, ce n'est jamais sans prévenir. Le problème, c'est que la plupart des annonceurs refusent de lire les signaux faibles.
Le ROAS semble bon ? Le CPA est correct ? Et pourtant, 10 jours plus tard, tout s'effondre.
Pourquoi ? Parce que la vitesse de dégradation des performances est un indicateur plus prédictif que n'importe quel KPI isolé. Et peu d'agences ne le regarde correctement.
On parle rarement de vitesse de dégradation. Pourtant c'est ce qui se cache derrière vos KPIs quand vous ne regardez pas.
Elle mesure une chose simple : la stabilité d'une campagne dans le temps.
Ce n'est pas un score figé. C'est une pente. Une façon de voir si votre campagne tient la route ou si elle s'effrite en silence.
Un ROAS de 4 à J+1 ne vaut rien si vous êtes à 2,2 à J+7 ou J+10.
Le problème : les plateformes optimisent pour le court terme. Elles vous montrent ce qui brille maintenant.
Les media buyers qui scalent vraiment ne regardent pas un chiffre isolé. Ils regardent une trajectoire.
Si votre CTR commence à plonger pendant que la fréquence grimpe, c'est de la saturation. Votre audience a vu la pub trop souvent. Elle décroche.
Et plus cette chute est rapide, plus c'est mauvais signe. Une baisse de 20% du CTR en une semaine sur une fréquence qui passe de 2 à 3,5 ? Vous avez quelques jours devant vous, pas plus.
Un CPA qui fait du yoyo d'un jour à l'autre, c'est un système qui ne tient plus.
Quand les variations deviennent imprévisibles, vous n'êtes plus en contrôle. Vous réagissez. Et à ce stade, vous avez déjà perdu du budget.
Chaque visuel a une demi-vie. Un moment précis où ses performances sont divisées par deux.
Le problème : la plupart des annonceurs découvrent qu'une créa est morte après avoir continué à la pousser pendant 10 jours.
Si vous ne savez pas combien de temps vos créas tiennent en moyenne, vous scalez à l'aveugle.
Le KPIs quotidiens ne disent pas grand chose. Ce qui compte, c'est la tendance sur 7-14 voire 30 jours.
On compare :
Si la pente est descendante sur deux semaines consécutives, ce n'est pas une fluctuation. C'est un déclin.
Une campagne qui décline, ça ne veut rien dire en soi. La question c'est : qu'est-ce qui décline exactement ?
En découpant par cohortes (date de lancement créa, segment audience, période), on identifie ce qui tire la perf vers le bas. Sans ça, on change tout en espérant que ça passe. Ce n'est pas du pilotage, c'est de la loterie.
On ne change pas une créa quand elle est morte. On la change quand elle commence à faiblir.
Notre repère : si la fréquence dépasse 3,5 sur 7 jours et que le CTR a baissé de 15%, on prépare le remplacement. Pas dans une semaine. Sous 48h.
Trop d'ad sets, trop de splits, trop de tests en parallèle = impossible de lire une pente proprement.
On simplifie la structure. Un compte lisible, c'est un compte qu'on peut diagnostiquer. Et un diagnostic clair, c'est une décision rapide.
La plupart des annonceurs regardent leurs campagnes comme des photos. Un ROAS, un CPA, un CTR. Figés. Rassurants ou inquiétants selon le jour.
Ce qu'il faut apprendre à voir, c'est le film. La direction. La vitesse.
Un ROAS de 3 stable depuis 3 semaines vaut mieux qu'un ROAS de 5 qui perd 15% tous les 5 jours.
Le premier scale. Le second vous ruine juste un peu plus lentement que vous ne le pensez.
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